L’initiative solidaire « Des chevaux pour l’Hosto » récemment lancée par une vingtaine d’équicoachs visionpure a mis en exergue une souffrance particulière des soignants: la solitude face à des patients dont on ne sait pas ce qu’ils vont devenir, la solitude des patients qui vont mourir et sont sans leur famille, la solitude des soignants qui n’ont pas le temps de s’occuper d’eux et qui ne peuvent parler à personne de la tragédie qu’ils vivent au quotidien.

Respect. C’est le premier mot qui vient quand nous rencontrons ces soignants ayant répondu à l’offre de 2 séances gratuites.

C’est en discutant avec eux que nous nous apercevons à quel point ces séances sont bienvenues. Les soignants souffrent au plus profond de leur chair et n’ont souvent personne – ou n’osent pas – pour demander de l’aide.

D’après les premières séances, il s’avère que les soignants souffrent énormément de solitude.

Au contact du cheval, les langues se délient. Ils trouvent enfin un contact réel, doux et apaisant, respirant la vie.

Alors qu’ils nous expliquent que la difficulté a résidé à porter la solitude de l’autre sans toujours savoir quoi en faire et en se faisant parfois déborder par ses propres émotions, le cheval leur permet de se poser. De s’ancrer dans un instant qui n’appartient qu’à eux.

Enfin… c’est enfin un moment pour eux. De répit. Mais aussi de réconfort. Le cheval, nous expliquent – ils, offre des ressentis tels que si des amis les prenaient dans les bras. 

Ils peuvent enfin se poser. Respirer. Souffler. Ils peuvent laisser au cheval leur tristesse et le poids de ce qu’ils ont vécu. 

Partager des moments de complicité avec cet être magnifique et imposant qu’est le cheval. Là, pas besoin de distanciation sociale. Au contraire. 

C’est via les ressentis sur la peau, l’odeur du cheval, le vent sur la joue, leur curiosité que les soignants peuvent plus que jamais enfin être eux mêmes et libérer leurs émotions